16 avril 2008
la nuit s'habille d'orange et le rhum repand sa couleur ambrée sur le sol. ambre de mes nuits, ombre de mes jours, un amour s'enfuit, et tout à l'heure...il fera jour.
bientot, contre ma peau, la mer.
04 avril 2008
lacher les casseroles qu'on traine...pas si simple quand il pleut sous les sourcils. les souvenirs restent et s'accrochent comme pour mieux nous faire detester le présent, la mélancolie...
savoir parfaitement que c'est mieux sans mais regretter le avec. on cherche à effacer ce qu'il y avait quand...quand on etait jeunes et beaux, grand et riches, amoureux et heureux, quand...quand on se disait aussi qu'il y avait un avant...pour mieux supporter notre quotidien qui nous semble trop pesant, lache ton crayon c'est toi qui noirçit ton tableau.
alors on ferme les yeux et on se souviens du frisson qui nous parcourait le dos quand ses yeux caressait notre nuque, des mots jetés par terre qui dépassait bien trop souvent la pensée, les regrets ne font pas de beaux vieux, les regrets...vilain mot.
et on se drape dans un sourire triste, la mélancolie c'est aussi notre carte de visite, les lunettes noires pour femmes battues, la mélancolie pour amoureux indécis. et puis quoi? demain le soleil se levera et des gens affronteront leur humanité avec plus de courage qu'on en aura jamais, alors pour une fois il faudra se draper de dignité.
30 mars 2008
c'est qu'il y a eu l'immersion dans le bleu, apres celle dans le blanc. finalement c'est encore la qu'on est le mieux, les plongées passent et le bonheur reste constant, immersion dans le bien-etre. on dirait une pub pour une thalasso...c'est presque ça, sans les peignoirs blancs et le sourir ultrabright. la petite musique dans ma tete s'amplifie avec la profondeur, la mouette tourne et tourne encore, elle fait son nid entre mes oreilles, je cherche et je trouverais pourquoi elle ne s'en va pas.
une bouffée d'oxygene donc, a prendre au pied de la lettre. et putain ce que ça fait du bien. pourquoi continuer a chercher ailleurs ce que j'ai au fond de moi? ne repondez pas, c'est une question rethorique, figure de style pour une figure de clown, allez ce soir j'ai le smile et si tu me le demande je te dirais " je t'aime". meme si je sais qu'il y a encore des nuits a passer avant que le sommeil soit paisible, prendre un bol d'air frais pour mieux retenir sa respiration quand les nuits puent. promis un jour, mon psy deviendras fou.
23 mars 2008
je ne saurais pas ecrire autrement ce qui se passe dans ma tete, car c'est bien de ça dont il s'agit, puisque ce qui se passe dans ma vie n'a aucune importance si ce n'est celle que je lui accorde. je vais donc une fois de plus ecrire des mots usés et désabusés; je n'ai pas peur de me repeter, exercice de style, j'assume avec froideur mon manque d'originalité, dans la platitude, j'ai du style.
j'aurais certainement aimé donc, que tu me laisse un bout de toi comme marque de passage, si ce n'est dans ma vie, au moins dans mon lit...
je ne sais plus pourquoi j'ai dit oui, c'est le froid du dehors qui à fait écho à celui du dedans, j'ai besoin qu'on me rechauffe, j'ai pourtant confondu rechauffer avec sauter, rire jaune, au jeu de l'amour et du bazard les bons tuyaux sont rares. corps à prendre, coeur à laisser.
les mains enfoncées dans mes poches, la tete enfouie sous mon bonnet, je marche. le froid ne me mords pas, il n'y à plus de place sur ma peau pour d'autres choses que des carresses. dans le ciel noir la lune me raconte encore ses histoires de marins qui meurent, je fredonne un air, la mouette ce soir vole dans ma tete.
11 mars 2008
la mélancolie se mele à la pluie pour ruisseler le long de ta joue. un sourire pourtant...c'est le temps qui passe qui te chante que demain c'est loin, qu'il faudra avant, prendre le temps de rever.
place à la rage à présent, celle qui te brule a l'interieur et qui attaque tes dents. celle qui te fait cracher sur ceux de devant, si tu releve la tete c'est juste pour frapper. on te vomi des plaintes dessus, on te parle d'un mal etre récurrent, d'un cruel manque d'imagination pour rever au bonheur, tout ce que tu peux repondre c'est un doigt levé en l'air. il leur faudrait, à eux, trop coincés dans leur vie étriquée, dans leur reves de supermarchés, se contentant d'un avenir en papier maché, édulcoré "la vie? ça fait 4 fois que j'essaye d'arreter, j'me fais aider", il leur faudrait à eux un hublot sur l'exterieur, un periscope sur le monde réel, sans .com, sans douceur d'un cocon construit par lacheté. la vie est une pute? la vie est surtout, ce qu'on en fait.
la colere donc, d'observer des hommes, hamsters prisonniers par leur propre volonté, s'acharner à tourner dans leur roue centrés sur eux meme, sans oser s'arreter pour regarder.
tous des cons? ouai. surtout les autres.
26 février 2008
essayons d'ecrire clair(e) pour une fois. il etait donc une fois...non, il etait un foie. les comptes de fées commencent toujours comme ça. tour autour de soi meme, on fait les contes. ou etait-ce l'inverse?
il etait donc un foie. qui commence a saturer. certains disent " tu t'abime" . oui. je m'habille, de ces artifices vertigineux, de ces poudres menteuses, de ces liquides dangereux.
je m'habille, me prenant les pieds dans ces mensonges une taille trop grande, belotte et rebelotte a la fin je me perds. sans rien perdre de vue, vision dangereuse du monde qui nous entoure, les artifices deviennent oeilleres, lacheté tout a fait assumée. je prefere ne plus regarder, ou seulement quand je ne vois plus clair(e).
je disais donc, les contes. mon histoire, je tourne le dos pour ne pas me faire ecraser par la page trop grande, mes yeux ne perçoivent pas toutes les lettres, incomprehension, je tourne le dos.
il faudrait rajouter des maux, ou en enlever, tout ça est loin d'etre claire, on s'en doute. il y a aussi, surtout, il y a les iles, les bateaux, quand je serais grand je serais capitaine, le soleil, le lac, les nuits mal au crane, ma rie, et la-bas comment ça se passe?..;et puis tout , tellement tout, le reste.
22 février 2008
les jours passent et se ressemblent. ou pas. une bouffée d'air au bord de l'océan des possibles, pour mieux retomber quand on revient à la réalité. le nez dans la merde, on ne croyait pas si bien dire. meme plus rire. plus de désir, alors c'etait donc ça, l'enfer blanc.
envie de laisser tomber, accroche toi ailleurs, envie de voir demain...mais ses yeux. ses yeux.
des bouffées d'un autre toi me reviennent, envoie moi loin la bas, ne me laisse plus tomber sur toi. je croyais qu'on pouvait se raconter des choses tristes en riant, je croyais que la tristesse n'existerait pas dans tes bras, encore une fois, tapis, on mise, je perds. je me perds, toi tu n'etais meme pas la. toi tu m'avait conseillé de ne pas tout misé, tu n'a rien perdu pourtant hein? rassure moi.
10 février 2008
envie de me noyer dans des yeux amis, à défaut de me noyer dans la vie. on s'en rapproche à grand pas, de cette vulgarité qu'on prend pour la liberté. souleve une paupiere, tu t'enlise, ferme les yeux pour l'oublier, et essuye ton nez, c'est blanc.
blanc pourtant c'etait joli, on cherche du rythme, de la couleur, on oublie pourtant que ça ne viendra pas d'ailleurs, meme avec une paille...meme avec une paille. arreter de chercher la chaleur ailleurs...
30 janvier 2008
comment dire alors que c'est finit alors que rien n'a commencé. oublie mes mots d'hier, je te donne ceux-çi.
j'ai failli tomber, par chance, il y avait une branche ou me rattraper. assez solide pour que je me laisse pas glisser. j'ai cru à tes maux, well done l'ami, mais moi je ne joue plus. je te laisse mon chapeau et mon colt, le cow boy n'est plus, je change de costume. tu les brulera surement, comme t'a essayé de me bruler moi. meme pas mal, same player shoot again, meme pas peur. tu pourra toujours me dire maintenant que tu y crois encore, fallait pas dire ces mots la. certains te diront que les mots ne sont rien. je jouais au cowboy, t'a heurté ma fierté, fallait me garder quand j'avais un autre role...
rendez vous dans un autre jeu, avec un autre je. ave cesar, ceux qui ne sont pas morts repartent dans l'arene.
28 janvier 2008
je te laisse les clés si tu les veux. tu sais celles qui ne sont pas tres grandes et qui se ressembles toutes. celles qui ouvrent, sur l'interieur de moi. je t'ouvrirais la porte, celle qui n'est pas tres grande, je le ferais moi si tu veux. si tu as peur qu'il n'y ai rien derriere. je le ferais moi. je t'ouvrirais la porte qui donne dans ma tete, elle n'est pas tres grande la porte et pas cadenassée... je t'apprendrais mon langage si tu peux. pour pouvoir, il suffit de le vouloir. je t'apprendrais les mots colorés et ceux que j'essayes d'oublier...je t'apprendrais si tu veux.
il suffit de faire un pas vers moi, de ne plus t'eloigner. je n'ai pas l'intention de te blesser, pas cette fois. je t'avais prevenu la derniere fois, je m'etais enfermée à clé. je me suis libérée, n'aie pas peur de m'apprivoiser, et si je pense aux champs de blés...si j'y pense, c'est du passé. je reve encore, desfois, d'un renard argenté, je reve encore, parfois, d'un motard mal rasé. je reve aussi, desfois, de m'enfouir dans ses bras. mais c'est seulement parce que les tiens ne sont que des souvenirs froids et que j'ai peur que tu ne me veuille pas.

